Elle refait surface, à intervalles réguliers, depuis une bonne dizaine d’années. Mais pour l’heure, elle concerne moins de 3 % des produits de grande consommation. Solution idéale sur le papier, la protection à la source peine à s’imposer. Elle consiste à équiper les produits d’étiquettes antivol non plus en magasin, mais directement en usine.
Des procédés industriels peuvent être utilisés et l’opération se révèle ainsi nettement moins coûteuse que le marquage manuel. Encore faut-il que les distributeurs s’entendent sur la technologie. Comment, en effet, marquer les produits à la source si chaque enseigne utilise ses propres normes et exige un travail spécifique ?
La décision de Carrefour, en 2005, de passer l’ensemble de ses magasins en radiofréquence a donné quelques espoirs. D’autres distributeurs lui ont en effet emboîté le pas, adoptant au besoin des antennes bi-technologie (radiofréquence + électromagnétique) pour faire face à tous les cas de figure.
Facile à industrialiser, le marquage en radiofréquence offre un autre avantage : il utilise la même technologie que la RFID. On peut donc espérer l’avènement d’étiquettes uniques assurant à la fois la protection et l’identification du produit. Seul hic : quelques géants de la distribution, et parmi eux Wal-Mart et Tesco, privilégient toujours une troisième technologie : l’acoustomagnétique.