«Approchez votre carte du lecteur». Ce message, les usagers d’hypers et supermarchés commencent peu à peu à l’identifier. Il caractérise les magasins équipés de terminaux de paiement «NFC» (Near Field Communication). Grâce à eux, le paiement sans contact au moyen d’une carte ou d’un téléphone portable devient possible.
Mais l’échec du porte-monnaie électronique Monéo est là pour le rappeler : il ne suffit pas de rendre la technologie disponible. Il faut faire en sorte que les consommateurs l’identifient, la comprennent et y trouvent un intérêt. C’est tout l’enjeu de l’expérience à grande échelle entamée il y a quelques jours à Nice.
D’autres tests ont déjà eu lieu. On se souvient notamment de «Payez Mobile», l’expérience tentée à Caen et Strasbourg en 2007 dans quelques centaines de magasins. Mais cette fois, il ne s’agit plus de confier un portable NFC à 1 000 ou 2 000 consommateurs triés sur le volet. Les mobiles – des Samsung Player One – sont proposés à la vente dans les boutiques des opérateurs partenaires (Orange, SFR, Bouygues et NRJ Mobile) et dans les agences du Crédit Mutuel et du CIC. Potentiellement, ce sont donc les 500 000 habitants de Nice et son agglomération (27 communes au total) qui sont visés.
L’AFSCM (Association Française du Sans Contact Mobile), qui gère les aspects techniques et assure la coordination de l’opération, dévoile pour l’occasion sa marque : Cityzi. Apposée dans les commerces et chez les fournisseurs de services, elle permettra aux consommateurs d’identifier les lieux où payer avec leur mobile. D’autres fonctionnalités s’ajoutent au paiement : horaires de transports en temps réels, fidélisation, informations touristiques ou culturelles, etc.
Veolia Transport, qui exploite le réseau local de bus Lignes d’Azur, et plusieurs enseignes de distribution sont concernées. Carrefour doit normalement en faire partie : ses hypers sont, depuis l’an dernier, équipés de terminaux NFC acceptant jusqu’à 20 € de règlement. L’AFSCM a prévu de communiquer massivement auprès du grand public niçois, ce mois-ci et à la rentrée prochaine. Elle annonce également la mise en place, dès 2011, d’un service de « billettique mobile » dans les transports urbains d’Ile-de-France.