ÉQUIPEMENT COMMERCIAL
Equipement de caisses, informatique et monétique
Caisses, scanners
Le self scanning : bilan d'étape

Principe : le client parcourt le magasin avec une « douchette » et scanne ses articles au fur et à mesure de ses achats ; il passe ensuite par une caisse réservée, sans vider son chariot (sauf contrôle, aléatoire ou « ciblé »).

Configuration classique : 150 « douchettes » ou « pistolets » (les extrêmes varient de 50 à 300 douchettes) ; 1 ou 2 caisses dédiées.

Investissement : de 100 000 à 200 000 € pour une solution complète, selon le nombre de douchettes.

(novembre 2007) Autant le self check out permet de fluidifier le passage en caisse des petits paniers, autant le self scanning sert à flatter les gros clients. Pour lancer son dispositif, le Leclerc de Roques (31) l’a proposé, par courrier ou en caisse, à ses 5 000 porteurs de carte les plus fidèles. En trois semaines, 2 000 d’entre eux sont devenus des utilisateurs réguliers du self scanning ! Le Leclerc de Saint Pol de Léon (29) le présente comme un service à ses clients « résidents », apprécié pendant les périodes de rush touristique.

Une bonne surprise : toutes les tranches d’âge s’y mettent. Chez Delhaize, en Belgique, 25 à 30 % des clients l’ont adopté. Chez Albert Heijn, aux Pays-Bas, ils sont plus de 50 %, dans des magasins où deux tiers des caisses sont ouvertes au self scanning ! Même dans des proportions moindres, ce sont toujours autant de (gros) chariots qui n’encombrent plus les files d’attente des caisses classiques. L’amélioration de la productivité est réelle.

Pour gagner de l’espace, certains magasins convertissent une caisse réservée « tapis » en trois caisses rapides (sans plateau, puisque aucun article n’est déchargé). Il faut alors organiser un filtre à l’entrée de la zone, pour aiguiller vers une caisse tapis en cas de contrôle. En poussant la logique jusqu’au bout, Albert Heijn a déployé des bornes automatiques de paiement, plutôt que des caisses rapides. Delhaize commence à faire de même (photo). Pour sortir du magasin, le client doit alors présenter un ticket « payé » pour ouvrir une barrière.

Développement du contrôle partiel

Reste la question du contrôle. Même s’ils en comprennent le principe, les clients n’apprécient guère de devoir vider leur chariot alors qu’ils pensaient avoir fini leurs courses (surtout si on leur demande de changer de caisse). D’où le développement, dans certains pays, du contrôle partiel. L’hôtesse qui supervise les bornes automatiques dédiées au self scanning est équipée d’un terminal mobile. Lorsqu’un contrôle est déclenché, elle vient scanner 10 à 15 % du panier : si l’échantillon est bien présent sur le ticket édité par le client, la procédure est terminée. En contrepartie de cette prise de risque supplémentaire pour le magasin, les contrôles (plus rapides) peuvent se pratiquer plus souvent. Auchan devrait bientôt tester cette nouvelle méthode.

Benoît Merlaud
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