[février 2010] Des bons de réduction téléchargés en magasin, sur un téléphone portable, puis transférés directement au système de caisse et déduits du ticket. Telle est la promesse de Pixiwallet, la nouvelle application du groupe HighCo.
« Wallet » signifie « portefeuille » en anglais. Il s’agit donc bien d’un portefeuille – ou plutôt d’un « porte-coupon » – numérique. Son but ? Exaucer le vieux rêve des gestionnaires de coupons et des enseignes : la dématérialisation totale de cette activité toujours tributaire du papier et des manipulations, contrôles, pointages fastidieux qui l’accompagnent.
Pour que cela fonctionne, il faut d’abord que le consommateur soit équipé d’un portable aux normes NFC (« Near Field Communication » ou « communication en champ proche »). Cette technologie – utilisée lors des récentes expériences de paiement sans contact – lui permet d’échanger des données avec un terminal situé à 10 centimètres de distance au maximum.
Grâce à son mobile, il visualise les coupons disponibles sur les sites des marques ou de l’enseigne et les télécharge. Plus besoin, donc, de stocker les bons « papier » ni de les garder sur soi. Lors du passage en caisse, il place son portable sur le terminal NFC qui transfère les coupons au système, les traite, applique la réduction et « détruit » sur le mobile les bons utilisés.
HighCo parle pour le moment de simples tests, conduits cette année avec quelques marques nationales et enseignes encore tenues secrètes. Ces dernières figurent probablement parmi les membres du groupe de travail ErgoSum, qui vise à développer les applications du téléphone portable en magasin et avec lequel HighCo collabore (pour en savoir plus : http://www.picom.fr/ergosum/).
L’entreprise, il est vrai, n’en est pas à son coup d’essai : elle a déjà tenté avec Scancoupon, en 1997, de dématérialiser le transfert des magasins au centre de traitement via des bons de réductions scannés directement en caisse. Mais le système n’est jamais parvenu à s’imposer. Le défi sera-t-il relevé avec Pixiwallet ? Réponse d’ici un an ou deux…