ÉQUIPEMENT COMMERCIAL
Equipement de caisses, informatique et monétique
Bornes interactives
Le self check out : bilan d'étape

Principe : Automate pour scanner et régler ses achats, en libre-service.

Configuration classique : 4 ou 8 postes, avec un superviseur (une hôtesse) pour 4 postes.

Investissement : environ 15 000 € pour un poste, 20 000 € avec l’intégration au système de gestion du magasin.

(novembre 2007) L’avantage le plus évident du self check out (SCO) est la satisfaction du client : davantage de caisses, ouvertes en permanence, une interactivité qui fait passer le temps plus vite. Même si les clients scannent leurs produits, en moyenne, trois fois plus lentement qu’une caissière de métier !

Selon l’implantation et le format du magasin, les SCO peuvent absorber 10 à 15 % du flux client dans un hyper, 25 % dans un super. Les petits paniers sont rois : 13 ou 14 € dans des Super U pilotes, par exemple, dont le panier magasin tourne autour de 40 €. Dans ces mêmes U, c’est ainsi 6 à 8 % du CA qui passe par ces automates.

Les caisses automatiques avec un long tapis sont peu répandues : le passage d’un plein chariot prend beaucoup de temps (et il faut encore tout emballer après le paiement), la peur de se faire voler les articles en bout de tapis est récurrente. Au final, les clients n’y vident que des petits paniers.

Pas d'économies substantielles

Contrairement aux idées reçues, le self check out ne permet pas de réaliser des économies substantielles sur le personnel. Chez Leclerc, qui revendique déjà l’une des meilleures productivités en caisse avec sa solution maison « graphique tactile » d’Infomil, c’est même l’inverse ! Les clients n’étant pas encore familiers avec le dispositif, la présence d’un second superviseur en période d’affluence est souvent indispensable.

Et comme il faut trois postes automatiques pour absorber le flux d’une caisse « paniers » standard, l’enseigne a au final besoin de 1,33 temps plein en SCO pour gérer ce qu’un temps plein fait seul en configuration traditionnelle. Ce qui revient à 1,7 temps plein pour superviser quatre bornes : c’est semble-t-il un standard (chez Carrefour, le ratio serait de 1,6 temps plein), du moins tant que les clients ne sont pas familiers avec ces nouveaux automatismes.

Wincor Nixdorf a mis au point avec Champion un SCO réversible (la « tête » pivote), sur lequel une caissière peut s’installer pour accélérer le débit pendant les pics de fréquentation.

Benoît Merlaud
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